Contexte scientifique et objectifs

Du fait de sa position d’interface, la zone côtière est soumise aux influences continentales, océaniques et atmosphériques. En particulier, l’océan côtier est sensible au changement global, qu’il soit lié au changement du climat ou aux modifications des activités anthropiques directement sur cet océan ou sur ses bassins versants.

Dans le bassin d’Arcachon, différents changements ont été mesurés au cours des dernières décennies : augmentation de la température de l’eau, augmentation des concentrations en certains sels nutritifs, modification des espèces phytoplanctoniques, régression de l’herbier, etc. Ces changements ont pu être mis en évidence grâce à des suivis à basse fréquence (mesures toutes les semaines ou toutes les deux semaines) où des suivis plus épisodiques (bilan à plusieurs années d’intervalle pour l’herbier par exemple).

Pour autant, ces suivis ne permettent pas ou peu de mettre en évidence des phénomènes extrêmes ou des phénomènes ‘pulsés’ qui sont caractérisés par des durées courtes (de quelques jours à une ou deux semaines) tels que les tempêtes, les crues, et certaines efflorescences phytoplanctoniques. Afin de les caractériser au mieux et de comprendre leur évolution et l’évolution de leurs occurrences sur le long terme (échelle décennale), il est donc nécessaire de mettre en place des suivis à hautes fréquences (mesures toutes les 10 à 30 minutes).

Dans ce contexte, le suivi haute fréquence mis en place à la bouée 13 vise à enregistrer et ainsi caractériser ces phénomènes qui apparaissent à court terme et de suivre leur évolution dans le temps, à la fois au cours d’un cycle saisonnier et sur le long terme (évolution décennale à pluri-décennale). In fine, l’objectif est de comprendre comment ces phénomènes à court terme sont impactés par le changement global et en particulier le changement climatique. Ce suivi a été mis en place à la bouée 13 en 2017 dans une des passes du bassin d’Arcachon c’est-à-dire à l’interface entre l’océan et le bassin d’Arcachon, afin de caractériser les échanges entre les masses d’eaux océaniques et les masses d’eaux influencées par les eaux continentales et de comprendre comment ces échanges sont affectés par les événements extrêmes et pulsés.